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La position couchée et
enfouie, que j’occupais pendant cette veillée funèbre m’a empêché de la
voir dans de bonnes conditions.
A part le plafond, je n’ai qu’une vague idée du décor. C’était un
plafond sans intérêt notoire, en tout cas, pas celui d’une église.
Il y avait évidemment un cercueil … puisque j’étais dedans.
Il me semble qu’il y avait quelques tentures noires, mais je ne saurais
l’affirmer avec certitude. Elles étaient peut-être rouges, ou vertes.
Non… pas vertes. Il n’y avait d’ailleurs peut-être pas de tentures du
tout. Elles ne sont, peut-être, dans ma mémoire, que l’expression de mes
fantasmes.
Quant aux participants, s’ils étaient, bien sûr, plusieurs, je ne
saurais en dire le nombre.
La seule chose dont je me souvienne est qu’apparemment, chacun d’eux
tenait un cierge, allumé, dans la main.
Au début, je crois qu’il y avait de la musique, pas très gaie, on s’en
doute. Peut-être pas seulement au début, mais au milieu, ou à d’autres
moments, je ne sais plus. Mais à la fin, oui, j’en suis certain.
Par contre, j’entendais parfaitement ce qui se disait, et mille propos
se sont incrustés dans ma mémoire, s’y sont accrochés.
Aujourd’hui encore, je suis capable de les réciter par cœur. Dans
l’ordre.
Guy Foissy
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